Nous vivons dans un maelström d’images.  
Images populaires, publicitaires, d’ici et d’ailleurs, 
images cachées, révélées, images qui nous racontent. 
Images qui expliquent, images mentales.
Images rares, universelles. Images d’art, etc.

Toutes sont de près ou de loin une partie
en miroir d’une réalité trop grande à embrasser.

Le cadre de l’image isole la partie du tout (pars pro toto).
Le cadre est un aménagement, une mise à distance qui crée un rapport spécifique au référent et cela rend possible une lecture nouvelle. Le cadre confère au rituel qui nous donne accès à l’espace fictionnel. Ce pas de côté nous arrache du flux du monde.  

Convoquer des images tout azimut comme voie de résonance de la pensée tragique, une acceptation du monde tel qu’il est dans sa présence immédiate et sa rugosité.

Loin de nous faire vivre
sur le mode de la fantaisie gratuite, l’image semble
nous livrer profondément
à nous-mêmes. 

Maurice Blanchot 
– Les deux versions de l’imaginaire –